On appelle traditionnellement rois mages les visiteurs qui, ayant appris la naissance de Jésus, vinrent de pays étrangers lui rendre
hommage en lui apportant des présents d'une grande richesse symbolique : or, encens et myrrhe
Le texte de l'Évangile ne mentionne pas le nombre de ces mages, mais énumère trois cadeaux apportés par eux (or, encens et myrrhe). Selon une interprétaion théologique traditionnelle, ils se rapportent à trois aspects de Jésus, qui est roi (l'or), qui est Dieu (l'encens, utilisé pour le culte), mais qui est aussi véritablement homme, et donc mortel (la myrrhe servait à embaumer les morts).
Les noms traditionnels de Gaspard, Melchior et Balthazar apparaissent pour la première fois dans un manuscrit du VIè siècle, conservé à la Bibliothèque national de France à Paris.
Dans la tradition iconographique Gaspard, aux traits asiatiques, offre l'encens, Melchior, représenté comme un vieillard blanc et barbu, l'or, et Balthazar, à peau noire, la myrrhe.
Les restes des rois mages auraient été transportés en 1164 de Milan à Cologne, où ils sont depuis proposés à la vénération des
fidèles dans une châsse en or dite châsse des Rois Mages exposée dans le choeur de la cathédrale.
Quant aux présents que les rois mages auraient fait à l'Enfant, ils seraient actuellement conservés au monastère Saint Paul du Mont Athos, dans un reliquaire en or du XVe siècle. Il s'agit apparemment de reliques conservées et vénérées à Constantinople depuis le IVe siècle. En 1999 ils ont été exposés à la vénération des fidèles à Athènes dans le cadre d'une collecte en faveur des victimes du tremblement de terre.